Féminine : Entretien avec l’auteur, Emilie Guillaumin

Féminine : Entretien avec l’auteur, Emilie Guillaumin

Rencontre avec Emilie Guillaumin, auteur du roman Féminine, récemment publié aux éditions Fayard.

Emma Linarès, l’héroïne de ce premier roman va passer un an et demi au sein de la grande muette. Est-ce que cela a été aussi le cas pour son auteur ?

Emilie Guillaumin : Oui effectivement, c’est une expérience vécue. J’ai passé un an et demi sous contrat avec l’armée de terre, y compris la préparation militaire, la formation de 4 mois à Coëtquidan et le reste en régiment. Le processus de recrutement s’étale sur 2 ans mais l’expérience réelle de soldat qui est beaucoup plus intense, a duré un an et demi.  

Rencontre avec l'auteur de Féminine

Crédits Photos : Editions Fayard

Pourquoi avoir choisi la forme romanesque et pas l’autobiographie pour ce premier livre ?

Etant moi-même une grande lectrice, et écrivant depuis une quinzaine d’années, je voulais que ce livre devienne une expérience littéraire. Il s’agit aussi d’une aventure romanesque. Pour Emma, l’héroïne du livre, sa source d’inspiration c’est le cinéma, elle est elle-même influencée par des figures romanesques. Ce qui la pousse c’est de vivre une expérience hors du commun, expérience qui selon moi, se trouve plus souvent dans la littérature ou au cinéma. De plus, je ne suis restée qu’un an et demi dans l’armée donc je ne voulait pas faire un essai ou une sorte de document journalistique sur les femmes dans l’armée, je n’ai pas assez de recul pour cela. Ce livre n’avait donc pas la prétention de décrire pleinement la vie typique d’une femme dans un environnement militaire mais plutôt de décrire l’expérience unique d’un personnage singulier avec lequel j’ai naturellement une certaine familiarité.

Comment passe-t-on de soldat à l’écriture d’un roman ?

J’écrivais depuis une quinzaine d’années, toujours en parallèle de mes études, puis de mes autres métiers comme journaliste. Quand je me suis engagée dans l’armée je me suis tout de suite rendue compte qu’il y a avait des choses à raconter. Cet univers était rempli de personnages hauts en couleur menant des vies extraordinaires. J’ai donc commencé à prendre des notes. Pendant ma formation à Coëtquidan je prenais des notes rapides car j’avais très peu de temps pour souffler. Pendant ma période en régiment je tenais un journal. Une fois retourné à la vie civile, j’ai commencé à retranscrire immédiatement mon expérience. Dans le roman on ressent cela, ces notes qui retranscrive le quotidien, c’est ce qui m’a permit de garder trace de certaines émotions. S’engager dans l’armée était peut-être une erreur de jugement par rapport à mes capacités physiques et mentales mais cela m’a permit de réaliser mon deuxième objectif, celui d’être éditée. Une femme dans l’armée, la recherche de la féminité… ce sont des thèmes d’actualité. Mais quand j’ai commencé à écrire, je ne m’en suis pas forcément rendue compte.. Il y a en France en ce moment un coup de projecteur sur les forces armées et mon manuscrit a certainement bénéficié de ce phénomène au moment du choix de me publier ou non.

 

Le portrait d’Emma Linarès est finalement assez banal, elle reste chez ses parents jusqu’à vingt-sept ans, elle a fait des études supérieures, devient journaliste radio… Pourquoi décide-t-elle de s’engager dans l’armée alors qu’elle est finalement, de par son parcours, une anonyme comme une autre ?

C’est justement cet anonymat et cette vie banale, cette sensation d’avoir une vie pas assez pleinement vécue, de ne pas sortir du lot qui la rend malheureuse. Comme elle a ce rêve d’enfance de l’armée, elle finit par atteindre un seuil de tolérance, alors ce rêve devient son seul échappatoire. Pour s’engager dans l’armée, on ne peut pas le faire toute la vie, il y a une limite d’âge (29 ans), elle en a 27. C’est aussi un facteur de décision. Au début les choses sont très basiques, ce n’est pas la grande aventure, elle prend le métro, se déplace jusqu’au centre de recrutement, remplit des documents administratif, passe deux jours de tests au Fort de Vincennes… les choses mettent du temps à se mettre en place, ce n’est pas très excitant. Jusqu’au moment où Emma se retrouve dans les Alpes francaises où tout devient concret. Par son engagement, elle prend le contrepied de sa vie. Sa vie est tellement banale qu’il il faut que son choix le soit le moins possible afin qu’elle rattrappe un temps qu’elle estime perdu.

Le titre du roman est particulièrement intéressant puisqu’au-delà de ce qu’il donne à percevoir immédiatement, “Féminine”, c’est aussi la façon dont sont nommées les femmes soldats dans l’armée.

C’est assez curieux, j’en ai été assez vite informé pendant la préparation militaire supérieure. Nous n’étions ni des soldates, ni des femmes, mais des “féminines”. A ma connaissance, c’est le seul univers professionnel dans lequel on utilise un adjectif pour une profession. Ce terme est associé dans les esprits avec des des choses positives, la douceur, l’élégance, la timidité…. Cela n’a donc rien à voir avec l’expérience des femmes dans l’armée. Il y a donc dans ce titre un jeu sur le terme qui est inspiré de ce que j’ai pu entendre pendant mon expérience militaire mais comme il s’agit aussi d’un récit initiatique, le titre reflète la transformation d’une jeune fille qui devient une femme. Cela dit, je pense qu’on peut  être féminine et femme dans l’armée, je ne veux pas généraliser, c’est mon expérience personnelle. On peut néanmoins facilement constater que c’est compliqué pour une femme qui a les traits de la féminité d’être heureuse et épanouie dans un univers militaire tant cela est contradictoire.

 

Votre personnage principal semble coincé entre les règles et la discipline et le désir de liberté. Que vouliez-vous exprimer par cet état de déchirement constant ?

C’est tout le paradoxe de l’héroïne, elle a envie de se conformer aux autres, elle a besoin d’un cadre pour avoir une vie à la hauteur de ses ambitions et ce cadre se matérialise dans l’armée. Il y a cette idee de règles rigides, l’uniforme, la hierarchie…

Toute ce qui l’attire au début, tout ce dont elle a rêvé devient son pire cauchemar une fois qu’elle passe de l’autre côté du miroir, elle se retrouve désemparée face à cette situation car le contraste est trop grand. Tout n’est pas négatif et finalement la vie se charge pour elle de faire les bons choix. Toutes les qualités qu’elle n’a pas pour réussir son parcours militaires restent des qualités essentielles. Elle ne peut pas les exploiter dans l’armée ou bien ses qualités se transforment en défaut dans cet univers, sa créativité et un certain anticonformistes ne sont pas forcément des traits de caractères appréciés dans l’armée même si on peut aussi y trouver des personnages atypiques. Il y a ces deux tendances en elle qui s’affrontent constamment dans le récit et il y en a une des deux qui finit par l’emporter à la fin.

Est-ce qu’il y a une place pour la féminité aujourd’hui dans l’armée ? Peut-on être féminine et militaire ?

J’ai du mal à croire qu’on peut être femme et dans l’armée même s’il y a toujours des exceptions. J’ai en tête l’exemple de deux filles avec qui j’ai vécu cette expérience dans l’armée, deux militaires pur jus, sportives, efficaces sur le terrain, extrêmement endurantes… Je me disais qu’elles étaient tout-à-fait à leur place dans cet environnement, je les admirais énormément car je voyais bien ce qui les distinguait de moi.  L’une d’elles s’est retrouvée en Centrafrique dans une situation d’extrême danger, a pris conscience du risque et a finalement dénoncé son contrat. Elle s’est fait mettre en joue par des rebelles. Son chef de section n’a pas donné l’ordre de tirer. Elle s’est rendu compte qu’elle n’aurait pas pu passer à l’acte et que si la situation avait dégénéré elle ne serait peut-être plus de ce monde.

L’autre, brevetée dans les paras, a eu un accident et cela a été aussi rédhibitoire. Pour moi il y a une contradiction dans les faits pour une raison d’abord physique. Mais je ne veux pas généraliser à outrance, j’ai aussi vu des hommes malheureux dans l’armée. C’est une question de physique mais aussi d’état d’esprit. Si on prend le métier de manière pragmatique, autant les hommes que les femmes peuvent s’y épanouir. Les femmes sont en général plus sensibles que les hommes, c’est en nous, ce n’est pas complètement faux. Je connais un homme qui avait une vision idéaliste de l’armée et qui en est aussi revenu. Les hommes qui s’épanouissent à l’armée sont généralement ceux qui en apprécie les aspects sportifs, une solde guarantie, une cuisine prête et décente, et qui dans l’infanterie ne sont pour la pluparts pas de grands intellectuels. Dans les officiers supérieures c’est différent, on y trouve de fortes capacités intellectuels, mais pas forcément de sensibilité. C’est un univers très froid mais c’est sûrement ce qu’il faut dans un tel contexte. Dans les unités de renseignement, les femmes ont sûrement davantage leur place, moins dans la partie machine de guerre de l’armée. Cela étant dit, je ne suis pas très tranchée sur cette question, il aurait fallu que je passe dix ans dans l’armée, je ne parle ici que de mon histoire personnelle, de ce à quoi j’ai été confronté.

Ce n’est pas l’armée glamour, idéalisée ou hollywoodienne que vous décrivez dans ce livre, ou bien ce serait éventuellement un “Full Metal Jacket” féminin. Quel est la réalité de ce décalage entre la vie rêvée du soldat et son quotidien bien réel ?

L’image du soldat type, elle l’a via les films de guerre, des romans et à chaque fois on a l’impression que les gens passent leur vie à faire des actions excitantes. Ils sont constamment en opération, tirent sur tout ce qui bougent, bivouac au milieu du désert… C’est certes une réalité mais une réalité infime. Les campagnes de pub de l’armée de terre dans lesquels on voit des soldats prendre la pause avec leur lunettes de soleil dans des opérations simulées, c’est loin de la réalité des camps d’entraînement en Champagne. 90% du temps, c’est de l’entraînement qui se déroule sur le territoire national, des simulations de missions éprouvantes, surtout le weekend, il n’y a pas d’heures…Vigipirate, puis Sentinelle.  Il y a un décalage avec cette vision glamour. L’entraînement inclus tout ce qui est devoir national, cela prend énormément de temps. Concrètement, c’est faire le planton pendant 3 heures devant un monument aux morts dans un petit village que personne ne connaît. Il y a tout le temps des cérémonies dans ce style, vous êtes au garde à vous pendant plusieurs heures devant un drapeau. Ce ne sont pas des scènes reprises par la pub et les films pourtant on est censé s’engager pour cela aussi, mais les gens aujourd’hui veulent de l’action.

Vie civile et vie militaire s’opposent diamétralement dans votre roman. Quelle fut la réalité de cette expérience ?

Il faut avoir le coeur bien accroché et le mental car la déconnexion est totale. Du lundi au vendredi, on se lève aux aurores, on revêt l’uniforme, tout est cadré, on ne réfléchit pas trop et du jour au lendemain on bascule dans la vie de civil. Tout y  est plus souple, plus ouvert. On fais le yoyo permanent entre ces deux vies et cela rend un peu schizophrène. On ne peut rien transposer de la vie civile à la vie militaire et inversement. Pendant l’entraînement militaire, la vie amoureuse peut être perturbante, les soldats qui reviennent d’opération avec un syndrome post-traumatique… il y a des phénomènes d’intrusion fortes dans la vie domestique, c’est le conjoint qui en subit les conséquences aussi. Je pense qu’il faut être bien câblé pour reprendre l’expression des militaires pour dire qu’il faut savoir jongler entre ces deux vies. A ma propre échelle, mon expérience fut moindre comparée à ceux qui partent vraiment sur le terrain pendant des mois. Quand on est en opérations, il y a une forme d’adrénaline qui est présente de manière constante. Quand on rentre de mission, c’est un peu triste car les gens font des choses banales, c’est encore plus facile de s’isoler dans la vie militaire et la vie civile peut alors devenir complètement insatisfaisante. Mes amis, je ne leur disait pas grand chose car c’est irracontable et on se sent davantage seul pour cette raison. 

 

Dans le livre, les permissions deviennent une véritable bouffée d’air frais, Emma redécouvre les vertus de la vie civile. Une parenthèse pendant laquelle on peut enfin en faire qu’à sa tête, désobéir pour mieux vivre.

Le fait de redevenir maître de son destin est en effet quelque chose de précieux pendant ces permissions. Je fais ce que je veux, personne ne me donne d’ordre. L’univers militaire est très rigide jusque dans la posture, même au repos. Tout est codifié. De manière opposée, la vie civile devient une espèce de vacances vis-à-vis d’un carcan qu’il ne fallait pas trop prendre au sérieux, ce qui est le principal tort de l’héroïne du roman.

Pourquoi s’engage-t-on dans l’armée en 2016, surtout quand on est une femme ? Est-ce que l’armée propose une réponse à celles et ceux qui sont en quête de sens, est-ce que l’idée d’appartenance à quelque chose qui dépasse sa condition individuelle dans un monde certes de plus plus globalisé mais où tout devient personnel a-t-elle encore un sens ?

Oui cela a du sens grâce à l’aventure humaine proposée. Les soldats ne passent pas leur vie sur les réseaux sociaux, ils sont dans le réel avec de vrais challenges. Il y a encore cette notion de corps, avec des camarades qui sont prêt à s’entraider dans tous les moments difficiles. On remet l’humain au centre de quelque chose d’important, nous ne sommes pas sur nos portables car on n’a simplement pas le temps. C’est une quête de sens, une forme de prestige, quelque chose qui sort de l’ordinaire, une fuite, ou l’envie de retrouver un environnement familial pour certaines recrues. Cependant, il est vrai que l’armée est obligée d’utiliser les grosses ficelles hollywoodiennes pour recruter. Les codes marketing utilisés flattent l’ego des prospects. On vous fait croire que vous allez briller dans les dîners en ville parce que vous allez devenir sniper en Afghanistan, c’est plus excitant que de poster une photo de ce que l’on a mangé à midi sur Facebook. L’armée a du mal à recruter, le sacrifice de soi, la notion travail, se lever tôt, être sportif (pas pour son bien être mais pour pouvoir endurer la souffrance physique), retirer les éléments de confort de la vie moderne, avoir une forme de vie austère… Autant d’éléments qui rendent l’expérience militaire attrayante. Mais finalement il reste quand même un certain nombre de personne qui sont prêtes à s’engager, des personnes qui ont envie de prendre le contre-pied de la société actuelle. Quand une sphère peut offrir une alternative à la norme, elle attire fatalement. En utilisant cet angle, l’armée peut recruter davantage. L’armée attire beaucoup de personnes qui ne sont pas faites pour elle, il y a un véritable problème de communication.

L’impacte de la littérature sur la vision rêvée, édulcorée, de la vie militaire, du personnage principal semble avoir une réelle importance. Combien ces récits sont-ils déconnectés de la réalité ? Ces récits remplis d’aventures et de voyages ne créés-t-ils pas encore davantage de désillusions ?

Dans ces récits, il n’y a pas la notion du temps qui passe. Pour qu’un roman fonctionne il faut un concentré d’actions. Dans la vraie vie, on est soumis aux aléas du réel. Quand on est militaire, on attend beaucoup et c’est difficile à retranscrire dans un roman. C’est assez pervers, le roman c’est un condensé d’action subits qui se déroulent au fil des pages mais dans la vraie vie, il y a des étapes obligatoires qui ne sont ni glamours ni romanesques.

Les rêves d’enfant se confrontent à la réalité dans Feminine et vont conduire sa protagoniste au “burn-out” (épuisement total). Est-ce que ce n’est pas l’école de la vie que de faire le deuil de ses rêves ?

Complètement, c’est pour ca que c’est aussi douloureux. De réaliser que quelque chose n’est pas possible et ne le sera plus jamais, quand on a cru trop fort en cette chose, c’est dur, c’est une forme de deuil, une étape difficile à accepter.

 

Le personnage d’Hugo, sorte de fil d’Ariane, est le seul élément qui la raccroche à cette autre réalité qu’est la vie civile. Est-ce que le personnage du roman aurait pu échapper à l’aliénation sans cet intervenant extérieur ?

Il y a deux théories sur ce thème. D’un certain point de vue, Emma aurait pu décrocher encore plus vite et s’est obstinée à poursuivre son contrat grâce au soutien de ce personnage qui la soutient moralement, la motive… Cette personne est aussi un frein car elle ajoute au sentiment de division auquel est confronté le personnage principal. On peut aussi penser qu’elle aurait peut être embrassé davantage la vie militaire et aurait peut être mieux réussie son expérience. A contrario, c’est peut être l’élément déclencheur qui lui fait rompre son contrat et retourner à la vie civile.

Beaucoup de militaires consultent des psychologues en dehors, hors de l’armée. Est-ce que le personnage d’Emma est l’arbre qui cache la forêt ?

Absolument ! J’ai des exemples concrets autour de moi avec des gens qui vont voir des psychologues en cachette car cela aurait un impact sur leur carrière. Comme le soldat est censé être un surhomme, cela n’est pas compatible avec l’idée d’aller voir un psychologue. Le regard des autres est parfois déjà difficile dans la vie civile, c’est encore pire dans un contexte militaire. Certains soldats qui souffrent de problèmes psychologiques refusent purement et simplement de consulter à cause de cette difficulté.

 

L’armée fascine-t-elle encore, et si oui, pour quelle(s) raison(s) ?

Je crois qu’une part de rêve est toujours associée à l’univers militaire. Le dépassement de soi, la possibilité de vivre une expérience un peu hors du commun, ça peut toucher pas mal de gens.
L’armée offre une carrière voire une nouvelle vie. “L’armée, un métier, bien plus qu’un métier” était d’ailleurs le slogan de l’armée de terre il y a quelques années.

L’actualité semble avoir rattrapé votre roman. Suite à la menace terroriste en France, l’armée de terre vient de lancer une vaste campagne de recrutement à grand renfort de slogans comme “Je veux repousser mes limites au-delà des frontières“, “Je veux être le nouveau souffle après la tempête“, “En cherchant l’action, j’ai trouvé ma vocation“… Que pensez-vous de cette campagne ?

Je ne sais pas trop quoi en penser. C’est assez paradoxal, l’armée française souffre d’un important manque de moyens. Des casernes et régiments entiers ont été et continuent d’être démantelés. Aujourd’hui, on recrute à tout va. Il y a besoin de personnes qui s’engagent. Je crois qu’il y a de véritables difficultés au moment du recrutement. Beaucoup de soldats dénoncent leur contrat avant la fin. On ne sert pas notre pays quand on reste seulement un an ou deux sous contrat, c’est une perte de temps et de ressources pour l’armée..


Quels sont vos projets ?

J’aimerais bien publier un deuxième roman qui se passerait en Floride. Je viens de rentrer en France mais j’espère revenir aux US. Les Etats-Unis, c’est une source d’inspiration pour beaucoup d’écrivains dont je fais partie.

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