La valise noire à nœuds roses : entretien avec Sandrine Kukurudz, auteur du livre

La valise noire à nœuds roses : entretien avec Sandrine Kukurudz, auteur du livre

La valise noire à nœuds roses est un livre inédit écrit par Sandrine Kukurudz, qui travaille dans la communication et l’événementiel depuis plus de 25 ans. Il s’agit en fait de son premier livre, qui est l’aboutissement de toutes ces années d’expériences et de réflexion sur la vie.
Le Centre de la Francophonie de Floride et des Caraîbes (CFFC) a pu s’entretenir avec elle afin d’en savoir davantage sur son oeuvre ainsi que sur son origine.
Rencontre :

 

Présentation de l’oeuvre 

Laure n’avait pas revu Paul depuis 70 ans. En quittant New York vers Paris, à la recherche de ce frère disparu… Elle ne se doutait pas qu’une rencontre imprévue allait mettre sur son chemin –et son enquête- cinq femmes ! Cinq femmes, cinq personnalités et une histoire qui se déroule au rythme d’un polar, pleine de rebondissements, de personnages attachants et d’émotion.
Quand une valise noire à noeuds roses bouleverse les destins et signe le départ de cette aventure humaine.

CFFC : Bonjour Sandrine. La première question que l’on peut se poser au vu de ton parcours est la suivante : pourquoi un livre maintenant ?

Bonjour et merci de m’accorder cet entretien inédit. Pour répondre à cette question, il faut savoir que j’écris depuis mon plus jeune âge, depuis l’âge de 12-13 ans. Essentiellement des poèmes à cette époque-là si je me souviens bien.
Au début de ma carrière, je suis passée par le journalisme, la publicité, la communication “classique” dans de grandes agences.
Et puis un matin lorsque j’étais à Miami, j’ai eu une sorte de “coup de blues”, je me suis levée à 5h00 du matin et j’ai commencé à écrire … puis tous les jours de 5h00 à 10h00 du matin, c’était un rituel, seule devant mon écran.
L’inspiration m’est venue dans la foulée de ce “coup de blues”, l’histoire me venait comme ça, et les rebondissements s’enchainaient.
J’ai ensuite fait relire toutes ces pages du livre à ma soeur qui est journaliste, puis quand s’est posée la question de le faire publier ou non en auto-édition, j’ai écouté des amis qui m’ont dit que ce serait dommage de ne pas essayer de l’envoyer aux maisons d’édition classiques.
J’ai du coup adressé mon projet de livre à deux maisons d’édition, mais les choses n’avançaient pas à mon goût et surtout cette démarche longue et fastidieuse ne me correspondaient pas, je m’en suis vite rendu compte.
Dès lors, après 15 jours, j’ai donc décidé de faire de l’auto-édition : c’est beaucoup plus simple et aussi tu as cette possibilité géniale de vendre dans le monde entier, gràce au système d’Amazon.com. En quelques heures, tu mets en ligne ton livre et après 48h de traitement de ta demande, c’est validé et diffusé dans le monde entier … la magie d’Internet !
Mon public est francais et francophone, mais la magie aussi c’est que tu rencontres des lecteurs internationaux. J’ai par exemple reçu des photos de lecteurs d’un peu partout et c’est presque devenu un jeu : les gens reçoivent le livre, et m’envoient ensuite des photos souvenir.
De toute façon quand tu fais les choses avec le coeur, de manière inconditionnelle, les gens te soutiennent. J’ai presque 60 avis sur Amazon.com et .fr déjà, et ce sont des choses qui ne m’arriveraient certainement pas dans un schéma classique.
Je suis reveillée tous les jours à 3 heures du matin par l’excitation et l’énergie que me procure ce livre !

 

CFFC : Impressionant ! De quoi traite ce livre alors ?


En fait tout part d’un quiproquo : une valise échangée à l’aéroport, du coup les personnages – qui n’étaient pas fait pour se rencontrer – vont vivre ensemble une aventure extraordinaire : chercher un frère disparu !

Ah et puis l’histoire de la valise est intéressante … cette valise est arrivée un jour, en pleine écriture, et du coup m’a obligé à retravailler tout le contenu du début du livre. Elle a entrainé tout le reste de l’histoire.
Mais cette valise existe bel et bien ! C’est celle que l’on voit sur la couverture du livre. En fait j’étais à Miami, et je venais de choisir une valise atypique pour la reconnaître plus facilement sur le tapis des bagages. J’arrive à New-York, je récupère ma valise, je la trouve très légère … mince ! Plus de cadenas ! J’ouvre et je trouve un vieux bateau en bois … ce n’était pas ma valise … d’où le nom du livre “La Valise Noire à Noeuds Roses” !
De cette valise s’est construit tout le scénario. La valise est aussi la symbolique et l’imaginaire du voyage, de l’expatriation. Je parle des endroits où j’ai vécu, il y a un peu de moi dans ce livre, de petits clins d’oeil.

Excellent ! Et quels sont tes objectifs avec ce livre ?

Comme je le disais au début de l’entretien, j’ai toujours aimé écrire, c’est certainement pour cela que j’ai choisi les métiers de la communication, et que je suis très active sur les réseaux sociaux … ça fait partie de moi, de ma vie.
Ce livre est pour moi un véritable accomplissement. Je suis arrivée au bout d’un rêve. L’écriture c’est mon moteur, ça a réveillé en moi une auteure, avec l’envie de continuer. Et comme je n’ai pas trop de temps avec mes activités profesionnelles, j’écris dans le métro ! Entre 30 min et 45 min, et tous les matins et soirs.
C’est un peu ma “crise de la cinquantaine” : on devient beaucoup plus “philosophe”, on cherche à se réaliser et à aller au bout de ses rêves d’enfant. Vieillir apporte plein de côtés enrichissants, on fait le tri dans sa vie, entre ce qui est vraiment important, et ce qui ne l’est pas.
J’écris sur mon iPhone, tous les matins je corrige, petit à petit, je suis vraiment focalisée sur ça.
C’est donc maintenant que mon “rêve” s’est materialisé. Je remercie avant tout mon mari car c’est lui qui m’a poussé à aller jusqu’au bout.
Je pense qu’il a senti qu’à un moment dans ma vie, j’ai eu envie d’avoir mon propre projet, et de le mener à son terme.
Cela fait 20 ans que je travaille avec lui, et c’est parfois difficile de s’imposer face à son charisme, alors ce livre c’est comme mon bébé : pour la première fois depuis 20 ans, je vais au bout de quelque chose qui m’appartient, qui est à moi.
C’est vraiment une aventure humaine, et l’auto-édition amène un autre regard sur l’édition même s’il est plus dur : tu n’es pas en librairie, tu te bats tout seul, mais tu ouvres le champ des possibles et tu vis des aventures qui ne seraient pas possible si tu étais passé par l’édition classique.
Du coup, tu donnes envie à certains d’écrire aussi. Tu peux voir aussi cela comme un héritage, un passage de témoin dans la famille.
Tu en fais ce que tu veux : tu peux l’offrir à tes invités, à des amis, à un marriage etc., ça raconte ton histoire, et ce que tu veux partager avec les autres.
C’est aussi une aventure d’entreprenariat : tu montes tout, de la mise en page en passant par le marketing, la promotion, les emailing … c’est vraiment mon “bébé”, j’éprouve une grande satisfaction d’avoir accompli un rêve d’enfant, ça me remplit de joie !

 

Et quels sont tes prochains objectifs après ce livre ? Une suite peut-être ?

Pas de suite en fait, mais j’ai trois autres livres que j’ai déjà commencé, mais qui sont plus compliqués.
J’ai des orgines égyptienne, et mon père vivait dans une Égypte multiculturelle où il y avait beaucoup d’européens-égyptiens, comme Claude François, Richard Anthony ou Dalida. J’ai demarré l’histoire sur ce thème et je raconte les vies de ces personnes fictives inspirées de vies réelles, des anecdotes sur l’Égypte de l’époque et ce respect entre les communautés. C’était un monde différent dans lequel il y avait davantage de respect et de tolérance.
Ce livre c’est aussi un petit clin d’oeil à la société actuelle qui perd ses valeurs de partage et de respect.
Autre projet : l’envers de mes 25 ans d’événements : le Taste of France, le Best of France, les 70 ans du D-Day, etc. On a commencé en 1999 pour l’éclipse de soleil à Reims. Tous nos événements sont un peu fous, produit par une petite équipe, et qui nous font vivre de belles aventures humaines !
On n’imagine pas les anecdotes vécues au fil du temps lors de ces événements, et les rencontres inoubliables.
On peut dire que je raconte des histoires, mais pas d’histoires !

 

Propos recueillis par Dorian ROQUE

 

Biographie de l’auteur 

Sandrine Mehrez-Kukurudz, née en 1967, a commencé sa carrière professionnelle par le journalisme radio avant d’entrer dans l’agence de communication CLM-BBDO France. Elle fut ensuite recrutée comme Directrice de Création et Rédactrice chez RJK, par celui qui allait devenir son mari.
Depuis 23 ans, ils forment un duo complémentaire qui leur a permis de signer des événements d’exception tels que l’une des plus importantes audiences de l’année pour TF1 lors de la dernière éclipse du soleil du Millénaire ou la plus importante commémoration au monde en dehors de New York du 11 septembre 2001 à Paris, en 2011.
À New York, elle a produit Best of France à Time Square avec 500 000 visiteurs, les 70 ans de D-day en lâchant 1 million de pétales de roses au-dessus de la statue de la Liberté et travaille sur la promotion de la mode, de l’art ou du Champagne aux USA !
Maman de Salomé (20 ans) et Noa (16 ans), elle leur raconte chaque jour des histoires de famille. Née de parents français, elle puise ses racines de l’Europe à l’orient, véritable cocktail d’influences les plus diverses, des rives de la méditerranéen égyptienne à celle d’Espagne, des villes froides de Pologne au village de Roumanie.

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